
Eurafrance, Sicovam 12112, année 2000, chandeliers quotidiens
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Statistiques indicatives |
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| Nature | Taux
d'échec brut |
Taux d'échec après rupture | Pourcentage de pullbacks |
| Haussière | 10% | 2% | 47% |
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Source : |
Thomas
Bulkowski Encyclopedia of Chart Patterns |
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Le biseau descendant est une figure fondamentalement haussière. Cela signifie qu'en cas d'échec, elle ne donne pas un signal de baisse. Pour comprendre cette particularité, il faut se pencher sur les mécanismes qui lui permettent d'apparaître et lui donnent cette forme qui fait tout son charme. Cette forme lui est donnée par une résistance baissière qui stoppe les rebonds et un support baissier dont la pente est moins prononcée que celle de la résistance. Cette particularité permet à ces deux droites de finir par se rejoindre à l'extrémité de la formation et enserre les variations du cours observé dans un espace de plus en plus restreint. A ce niveau, deux observations permettent de donner un caractère prédictif à la figure. Comme les travaux de John Bollinger l'ont montré, une réduction de la volatilité précède généralement un mouvement directionnel. L'avancée du cours dans le biseau correspond à cette réduction de la volatilité. La pente du support rend cette figure graphique différente d'un canal baissier, dans le sens où les ventes ne sont pas assez forte sur les creux pour former un canal. C'est pourquoi on parle d'essoufflement de la baisse. Cette figure rare a sa place dans la théorie développée par Ralph Nelson Elliott où elle porte le nom d'ending diagonal et constitue une figure d'accumulation progressive. Des ramassages significatifs sont opérés sur chaque creux, ce qui conduit le support qu'il forme à redresser la tête par rapport à l'oblique baissière qui donne la tendance, baissière. Il s'agit d'une figure court-moyen terme qui peut s'étaler sur des périodes allant d'environ 3 semaines à 4 ou 5 mois. Il faut noter qu'un franchissement du bas de la figure par le cours ne donne jamais un signal de vente. Tout au plus, le biseau est invalidé, cela arrive dans 10% des cas (ce chiffre tombe à 2% si on attend le franchissement de la résistance), mais souvent, ce biseau verra l'apparition de fausses sorties, dans 27% des cas, sachant que les fausses sorties n'augmentent pas les risques d'invalidation de la figure et qu'il est impossible de les distinguer à priori des vraies sorties. Il s'agit d'une figure de consolidation dans 6 cas sur 10 et d'une figure de retournement dans 4 cas sur 10. C'est-à-dire que le biseau descendant peut apparaître indifféremment après une hausse (consolidation) ou au bout d'une baisse (retournement). Sa position dans la tendance n'altère pas son pouvoir. Les volumes sont généralement décroissants tout au long de la figure (dans 3 cas sur 4), mais cela n'est pas forcément très net et les volumes sur la sortie ne donnent pas d'indications véritablement exploitables. Les volumes ne serviront donc que de critère d'appoint. En revanche, ils peuvent renforcer les analyses d'accumulation/distribution au moment des impacts sur le biseau, en liaison avec les chandeliers adéquats. Outre la forme de biseau que la figure doit impérativement respecter, il faut au moins avoir 5 impacts sur le biseau, sans qu'ils soient nécessairement alternés, pour que la figure soit fiable avant l'éventuelle sortie. Dans ce cas, on ajoute généralement la hauteur du biseau (en points et au moment de sa formation) au niveau de sortie pour avoir un objectif grossier. Sur les actions US, les falling wedges atteignent leur objectif de hausse dans 88% des cas. Les hausses les plus fortes sont le fait de ruptures intervenues à environ 2/3 de distance par rapport à l'extrémité. Michel Grollemund, avec l'aimable collaboration de Guillaume Pelanne.
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